Tout d’abord je tiens à me présenter. Passionné de sciences en tout genres, j’ai toujours été attiré par des domaines comme l’archéologie, l’histoire de notre planète, la biologie et la physique bien sur quand celle ci s’applique à la conservation des énergies. Si hélas mes diplômes ne concernent «que» les domaines de la biologie et de la chimie, je n’en reste pas moins un autodidacte averti dans tous les autres secteurs cités précédemment. Lorsque l’on prend conscience du monde vivant qu’il soit animal, végétal ou fongique, lorsque peu à peu on etudie les différentes periodes qui ont jalonnées l’histoire de notre terre, on ne peut aboutir qu’à une seule certitude: il nous faut anticiper ce qui s’est déjà produit à l’echelle planétaire et protéger ce qui existe! L’homme ne peut plus écrire son histoire comme si lui seul en dependait. Tout dans la nature obéit à des cycles: la chaine alimentaire, le cycle du carbone, de l’eau ou de l’azote.....Tout est question d’équilibre, ce que l’on prend d’un coté il faut le rendre de l’autre! Or le mode de vie humain et plus particulièrement celui des pays industrialisés n’est pas basé sur des cycles mais sur des spirales qui nous tirent irrémédiablement vers le fond. Prenons l’exemple du pétrole qui comme chacun sait est une ressource fossile dont nous savons depuis trente ans que les stocks ne verrons pas la fin du 21 éme siecle. L’utilisation d’une telle matière première ne peut s’inclure dans aucun cycle, car ce que nous consommons ne sera plus disponible avant des millions d’années. La spirale engendrée par l’exploitation du pétrôle provoque une augmentation des GES, une hausse des prix du carburant, et en ce qui concerne la France, un assujettissement vis à vis de l’importation. Cette spirale nous condamme à terme à toucher le fond ! Bien sur ce sont ceux qui sont déja au plus prés de ce fond qui seront aspirés les premiers, les autres ceux à la surface et qui ont la tête hors de l’eau en tireront profit jusqu’à la dernière goutte. Avec ce modèle, plus vous consommez, plus les stocks s'épuisent et moins il y a de stock, plus vous payez chère votre énergie. Donc au final , plus vous payez chère votre énergie, moins vous consommez et moins vous consommez plus la croissance s'effondre. C’est donc ça la spirale infernale!
Pourtant d’autres modèles sont possibles. Je crois particulièrement au Biogaz qui pourrait suppléer en partie le pétrôle. Le biogaz est en fait du méthane (CH4) que nous pouvons produire grâce à la fermentation de nos déchêts organiques si ceux ci sont correctement triés(paramètre trés important). Certains pays comme la Suède produisent déjà prés de 25millions de m3 de biogaz pour un coût de 0.42 centimes/m3; à la pompe ce carburant est vendu pour 1 euros le m3, ce qui une fois liquéfié correspond à 1 euros le litre...Vous payez combien votre gazoil?
Avec ce modéle c'est différent: plus vous consommez et plus vous produisez de biomasse (déchets végétales, alimentaires, agricoles, etc...) qui sera source de biogaz .Plus la production de biogaz sera grande et moins votre énergie sera chère! Moins votre énergie sera chère et plus vous pourrez consommer engendrant ainsi une croissance de plus en plus grande! Voici donc une énergie qui nous entraine dans un cercle vertueux et non dans une spirale vicieuse. Cette notion de cycle s’applique bien sur à toutes les énergies renouvelables et dés lors que l’on est capable de ne pas créer de déséquilibre.
Au début de ce texte je disais qu’il fallait «anticiper ce qui s’est déjà produit à l’échelle planétaire».Evidement je parle du réchauffement climatique engendré par les GES; ce problème pour moi est LE problème écologique majeur et nous devons tout faire sinon pour le stopper, au moins pour le ralentir. Le réchauffement climatique n’aura pas uniquement pour conscéquence la fonte de la banquise ou la disparition des ours polaires.....Ce réchauffement engendrera aussi une modification des régimes de précipitations pouvant entraîner inondations et sécheresses, une augmentation de la fréquence et de l'intensité des événements climatiques extrêmes dut au réchauffement des mers (ouragans ou les cyclones).
Et SURTOUT une augmentation progressive de la température des océans pouvant aboutir à la libération d’hydrates de méthane qui par leur puissant pouvoir d’effet de serre augmenteront à nouveau la température moyenne de notre planète qui au total se sera élevée de 10°C. Ceci c’est déjà produit: Il y a 250 millions d’années suite à une successions d’évenements naturels qui se sont étallés sur au moins 50 000 ans. En ces temps 75% des espèces terrestres et 95% des espèces marines ont disparues.Pour infos l'extinction du crétacé (temps des dinosaures) n'a fait disparaitre "que" 45% des espèces vivantes. Si nous continuons ainsi, ce réchauffement de 10°C pourrait bien se produire en moins de 5 siècles! Comment pouvons nous croire un seul instant que nous y survivrons?
Le moteur écologique peut etre le point de départ d’un nouveau système. Une société où les demandeurs d'emploi ne sont plus considérés comme le"cancer de la société" comme on l'entend trop souvent , mais où ils participent activement à l'élaboration d'un nouveau modèle en matière d'agriculture, de transport, d'énergie.....Un nouveau système où chacun peut se loger décement et se chauffer durant l'hiver, une société dans laquelle nous n'avons plus l'armée la plus puissante d'europe mais dans laquelle on croise des gardiens de la paix dans le métro et à la sortie des écoles. Un nouveau modèle dans lequel quelques spéculateurs ne fixeront plus le montant de votre facture énergetique en se divertissant avec quelques livres d'uranium ou en décidant combien vous allez dépenser ce mois ci pour pouvoir aller travailler et les engraisser encore un peu plus.
Qu'avons nous à y perdre? pas grand chose à vrai dire; en tout cas bien moins que nos dirigeants; Je ne parle pas seulement de nos politiques, mais de nos dirigeants! Car un certain nombre de choses doivent à nouveau etre du ressort de l'état, c'est à lui qu'incombe la tâche de diriger notre pays!
L. Bourdon
- Coopérateur EELV
- Technicien en Biologie médicale

