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L'action d'EDF chute

L'action du groupe EDF – exploitant historique des 19 centrales et 58 réacteurs nucléaires français – a lourdement chuté vendredi 28 octobre, après que Le Monde a révélé les bases d'un accord électoral en cours entre Europe Ecologie-Les Verts (EELV) et le Parti socialiste.

 

 

A la clôture vendredi, le titre EDF avait perdu 5,52 % de sa valeur, dans un marché en recul de seulement 0,59 % – soit une perte potentielle d'environ 2,3 milliards d'euros. Le cours a commencé à chuter lourdement à partir de 15 heures, quelques heures après la parution de l'article

 

Une porte-parole du groupe a déclaré qu'EDF avait demandé une enquête à l'Autorité des marchés financiers sur une éventuelle "manipulation de cours". Une telle procédure est assez classique en cas de décrochage d'une action. L'AMF devrait dire si elle ouvre une enquête dans les deux semaines à venir.

Six mois après la catastrophe de Fukushima, la question du nucléaire est revenue à plusieurs reprises durant la campagne de la primaire socialiste, et elle reviendra sans doute durant celle pour la présidentielle. Alors que certains de ses adversaires de la primaire, dont Martine Aubry, ont affiché leur ambition de "sortir" du nucléaire, François Hollande a, lui, plaidé pour une position moins radicale : ramener de 75 % à 50 % la part du nucléaire dans la production électrique française, d'ici à 2025.

 

LA QUESTION DES FERMETURES DE CENTRALES

 

Jugée trop frileuse, cette position a été dans un premier temps critiquée par les écologistes et leur candidate, Eva Joly. Puis est venu le temps de la négociation. Les écologistes ont finalement accepté le principe d'un accord électoral qui prévoit la fermeture de centrales vieillissantes. Dans son édition datée du samedi 29 octobre, Le Monde détaillait l'état d'avancement de cet accord.

"Les socialistes ont dû concéder la fermeture de quelques centrales (une demi-douzaine ?) parmi les plus anciennes, comme celle de Fessenheim (...) dont la fermeture est quasiment acquise, même pour la majorité en place. Les centrales de Chinon et de Bugey sont donc sur la sellette, mais pas seulement", écrivait Le Monde en précisant que la fermeture d'autres sites construits avant 1980 était "à l'étude".

Il était également précisé que la question de l'EPR de Flamanville, le réacteur nouvelle génération actuellement en cours de construction et confronté à des difficultés, "n'est pas réglée".

Les discussions ne sont pas encore arrêtées, précisent les deux partis. Comme l'annonçait Le Monde, socialistes et écologistes doivent se revoir pour poursuivre les négociations mercredi.

 

source: Le Monde.fr



31/10/2011
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